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Publié par le 14 jan, 2015 dans Musique | commentaires

LE 3 FAIT LE MOIS – DÉCEMBRE 2014 (oui, je sais)

J’aurais pu vous parler de mes coups de coeur de décembre à grands coups de -30 et de tempête de verglas, mais non. Pas cette année. C’est allongée sur le sable, à l’ombre d’un palmier, que je vous écris… au ralenti. Parce que parfois, il n’y a pas que la musique qui soit bonne: la vie aussi. Désolée pour le délai.

 

1. BRIGITTE – À BOUCHE QUE VEUX-TU

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À défaut de pouvoir vous emmener tous avec moi, j’ai décidé de vous livrer quelques rayons de soleil, en commençant par l’annonce du retour de Brigitte.

Brigitte, c’est un duo français composé de Sylvie Hoarau et d’Aurélie Saada. De la grosse popop française des années 80 qui s’écoute définitivement mieux que se boit un pina colada. Et qui donne chaud, autant au coeur qu’au corps.

En 2010, elles produisent un EP de trois titres, Battez-vous. Ce projet précède de quelques mois un premier disque complet, Et vous, tu m’aimes?,  Une recette un peu rétro qui contient une pincée de folk, une tasse de psychédélique et deux cuillères à table de hip-hop. En plus de produire, réaliser et interpréter toutes les pièces, Aurélie et Sylvie écrivent la musique et les paroles. Comme quoi les meilleurs cuisiniers ne sont pas toujours des hommes.

À la fin de 2012 parait Encore sur lequel on retrouve essentiellement des reprises telles que I Want Your Sex de George Michael et Allumer le feu de Johnny Hallyday. Du réchauffé qu’on a envie de déguster encore et encore.

Et c’est en novembre 2014, plus de trois ans après nous avoir offert du matériel original, que Brigitte sort À bouche que veux-tu. Dès la première écoute, impossible de ne pas ressentir tout l’amour que les deux artistes se portent l’une à l’autre ainsi qu’à ces femmes libérées qui les ont marquées: Gloria Gaynor, Diana Ross  et Véronique Samson, entre autres.

Brigitte, c’est un peu elles, un peu vous, un peu moi. Une association intense, quasi fraternelle. Une intimité qui s’entend dans chacune des notes. On manquait de soleil? Ce n’est plus le cas.

 

 

 

2. KPLR – DÉSÉQUILIBRE

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Déséquilibre, c’est le premier disque de KPLR. Mais quand on l’écoute, impossible de s’en douter. On dirait que le band est ensemble depuis les années 70. Un peu comme si Malajube rencontrait Offenbach et décidait de retourner dans le passé pour les suivre en tournée.

Le groupe de Québec ne peut nier ses influences tout au long des huit chansons, que je vous conseille d’écouter dans l’ordre, du début à la fin, « comme dans l’temps ». De toutes façons, le mode aléatoire, c’est tellement 2014.

Prologue, qui commence par un long silence de 20 secondes, nous conduit dans une descente de l’escalier de la folie où on est parfois tenté de glisser sur le garde pour arriver plus vite. Jusqu’à atteindre le sol, sur les pieds ou sur le cul, ça dépend de votre équilibre.

KPLR c’est Kèpleur, du nom du célèbre astronome. Et c’est justifié parce que des étoiles, ils nous en font voir. L’ex-monogrenade Frédéric B. Girard (voix et basse), Didier Noreau (batterie) et David St- Germain (guitare) ont fondé ce groupe complètement indépendant en 2012. Ils ne sont que trois mais quand on les écoute, on gagerait qu’ils sont, au moins, le double.

Réussir à transmettre autant de rage et d’agressivité en français demande une excellente maitrise de la langue. Une langue que la mélodie appuie avec une fougue proche de la colère. D’ailleurs, l’album finit comme un coup de poignard avec la pièce titre, Déséquilibre, alors que tout s’éteint et qu’on se dit « Ok. Ça ressemble à ça, la fin. »

Défoulatoire.

 

3. CHARLI XCX – SUCKER

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Charlie XCX, c’est Charlotte Aitchison. Sucker, c’est son deuxième disque. Un disque intelligent, fort et quand même plutôt effronté pour une jeune femme de 22 ans qui ne tenait pas tant que ça à devenir populaire.  Elle aurait dû y penser avant de collaborer à des titres comme I Love It (Icona Pop) et Fancy (Iggy Azalea) parce que maintenant, c’est un peu tard. On n’a plus envie de la laisser reculer.

Avec Sucker, Charli XCX nous conduit où elle a envie, sans nous demander notre avis. Elle s’en suce de savoir si c’est ce qu’on veut ou non. Non pas qu’elle nous méprise, ni qu’on soit suiveux, c’est juste que son énergie de cheerleaders bourrée d’assurance crée comme une sorte de dépendance. Et nous ben, on suit.

Un album où les compromis semblent avoir cédé leur place à une attitude rebelle et légèrement cynique envers l’industrie commerciale du monde de la pop. Des échantillonnages souvent étonnants, des paroles crues et des rythmes qui donnent envie d’aimer, même son prochain. Une résolution que tout le monde devrait d’ailleurs prendre pour 2015.

Avec True Romance, son premier bébé à elle, l’auteur-compositeur avait réussi à mettre en valeur autant sa jolie voix que toute la sensibilité qui l’habite. Mais ceux qui préfèrent quand un artiste ne passe pas par quatre chemins pour nous garrocher la vie en pleine face auront probablement un petit faible pour le charme direct de Sucker.

Charli. Un prénom malheureusement d’actualité mais qui peut (et doit) encore représenter la joie et l’espoir.

À propos de Marie-Eve Brassard


Diplôme en télévision et amour de la musique en poche, c'est à l'âge de 19 ans que Marie-Eve Brassard débarque à MusiquePlus. Elle y passera plusieurs années jusqu'à ce qu'une crise de la trentaine l'oblige à accorder de l'importance à sa passion secrète: les mots. Grâce à MMEH, elle peut enfin corriger sa manie d'écouter en boucle toujours les mêmes chansons et utiliser ce temps précieux pour découvrir du nouveau matériel.



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