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Publié par le 2 jan, 2015 dans Revue de l'année 2014, Théâtre | commentaires

2014: la liste de François

 

Le rôle du Théâtre d’Aujourd’hui:

Crédit: Jean Gagnon (source Wikipédia)

Crédit: Jean Gagnon (source Wikipédia)

Peut-être sous l’impulsion de Sylvain Bélanger, actuellement au milieu de sa deuxième saison en tant que directeur artistique, le théâtre de la rue Saint-Denis n’hésite pas à présenter des propositions audacieuses, stimulantes et qui sortent des sentiers battus par rapport à la création québécois actuelle. En 2014, on y a notamment vu Alfred (janvier), Koalas (octobre) et Damnatio Memoriae (novembre), autant de spectacles qui, quoi qu’imparfaits, ont eu le mérite d’avoir été portés par des voix singulières et fortes. Bélanger poursuit également sa volonté d’inscrire le théâtre dans l’espace public en programmant As is (Tel Quel) (qui investissait tout l’espace du théâtre et invitait les spectateurs à contribuer au décor), tandis que Trois, malgré une troisième partie moins réussie, se confrontait à d’épineuses questions identitaires et sociales, sans compter des projets à teneur ouvertement politique comme 26 lettres: abécédaire des mots en perte de sens (10 et 11 décembre), organisé par Olivier Choinière.

 

Le NoShow:

Noshow84v1_David Ospina

Un spectacle on ne peut plus pertinent en cette époque d’austérité qui fait état du manque de financement des petites compagnies théâtrales, mais surtout qui confronte le spectateur dans ses choix financiers et culturels. La production du Théâtre DuBunker et du Collectif Nous sommes ici (rencontre entre les milieux théâtraux de Montréal et Québec) ne levait pas seulement le voile sur les coulisses financières du spectacle, elle permettait aux comédiens de questionner (parfois sincèrement, parfois ironiquement) leur propre acharnement à vouloir faire du théâtre.

À lire également:

Notre entrevue avec Hubert Lemire, directeur du théâtre DuBunker 

Critique du NoShow présenté au FTA2014

 

Todo el cielo sobre la tierra (El síndrome de Wendy):

(C) Ricardo Carrillo de Albornoz

(C) Ricardo Carrillo de Albornoz

Impossible de ne pas revenir sur le spectacle qui aura divisé critiques et spectateurs en 2014. Présentée en mai au FTA, la nouvelle pièce d’Angélica Liddell – qui venait au Québec pour la première fois – n’aura laissé personne indifférent. Opérant un brouillage entre la performance, le théâtre et le spectacle rock, Liddell jouait de son personnage, de son statut d’artiste et de nos attentes en forçant la confrontation du beau et du monstrueux. Déstabilisant, agressant, mais également puissant et nécessaire, Todo el cielo… aura été le spectacle-événement de l’année. À ranger dans la catégorie « spectacle marquant ».

À lire également:

Critique de Todo El cielo présenté au FTA2014

À propos de Francois Jardon Gomez


François Jardon-Gomez est doctorant au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et s’intéresse particulièrement à la notion de personnage dans le théâtre québécois contemporain. Il est également critique de cinéma pour revue24images.com et codirige, pour une deuxième année, la Mise en lecture interuniversitaire de textes théâtraux.



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