Menu de pages
TwitterRssFacebook
Menu de catégories

Publié par le 18 nov, 2014 dans Arts visuels, Design | commentaires

Adieu, et à demain: roman épistolaire nouveau genre

Benjamin Isidore Juveneton est l’un des deux fondateurs du blogue Adieu, et à demain. Authentique et poète jusqu’au bout des doigts, c’est avec des termes doux et droits qu’il me raconte ses adieux et ses lendemains.

10450305_907167959309928_4922789223574949711_oDesigner et plasticien, il étudie aussi le droit et l’architecture. Au fil de son parcours, il développe un intérêt grandissant pour les projets plus libres et créatifs. Parmi ses inspirations, il mentionne :

«Roland Barthes, Eric Watier, qui m’a tout appris, Kafka ou Perec, mais encore Christo, Daniel Buren ou Oscar Niemeyer. Un mélange de littérature, d’art contemporain et d’architecture. Puis le cinema, beaucoup, de Dolan à Allen et de Godard à Darren Aronofski et enfin la vie de tous les jours. J’écoute et j’observe, tout y est, il suffit de savoir l’entendre. »

Ainsi, l’idée du blogue A&A est d’abord parti d’une correspondance privée dans laquelle il quittait, chaque soir, son compagnon, qui vivait à l’étranger: «C’était le meilleur moyen que j’avais trouvé pour créer ce sursaut quotidien qui permettait de surmonter la distance. Des ruptures romancées, argumentées mais absurdes. Puis il a voulu les publier. »

À tous ceux qui vive un amour à distance, Adieu, et à demain leur sera étrangement familier. Ces notions de séparation et d’amour qui, bien souvent, ont comme seuls souffles, les mots, durant des jours et parfois, d’interminables semaines. Par dessus tout, la distance de l’être aimé accentue ce besoin de narrer avec grâce, de faire du quotidien une petite oeuvre, quelque chose qui se tient et qui se raconte. Du cinéma, en attendant l’Autre.

Se plonger dans ce blogue pousse à une certaine introspection.

«Je vois mon travail comme une confrontation avec la réalité là ou certains voient du cynisme. C’est une sorte d’acceptation du pire afin de s’en défaire. Le cynisme est dans la perception, dans la réaction face à cette brutalité. »

 

 

Sources

Site officiel

Facebook



%d blogueurs aiment cette page :