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Publié par le 30 sept, 2014 dans Musique | commentaires

LE 3 FAIT LE MOIS – SEPTEMBRE 2014

Septembre. C’est encore un peu l’été, pas vraiment l’automne et pas du tout l’hiver. Septembre. Le mois de la rentrée scolaire, de la rentrée musicale, de la «Brrrr… j’pense qu’on va rentrer en-dedans pour souper ». Mais septembre, c’est aussi le mois des sorties avec une panoplie de concerts à ne pas manquer et tout autant de nouveaux albums prêts à s’envoler. Le choix fût douloureux. Pourquoi trois? Qui a eu cette idée de génie? Oui, je sais. C’est moi. 

1. SECRET SUN – COLD COAST 

secret sun - cold coast

Dire que j’ai failli ne pas vous parler d’eux. Pourquoi? La raison est simple. Lorsqu’ils ont sorti leur EP, en mai 2013, je ne sais pas ce qui s’est passé , mais je suis passée à côté. Donc pour moi, jusqu’à tout récemment – lire cinq jours – Secret Sun c’était un peu comme les licornes… Ça n’existait pas.

Secret Sun c’est Anne-Marie Campbell et Simon Landry. Cold Coast, c’est un album. Leur premier album complet. Le duo s’est rencontré il y a deux ans. Lui cherchait une voix avec des textes, elle cherchait de la musique. Ensemble, ils ont décidé de faire des chansons. C’était la bonne décision.

Depuis, ils sèment les extraits en espérant qu’on se penche pour les ramasser. Feather d’abord, un premier clip paru en juin qu’ils ont tourné en Floride et Passing Cars, réalisé par Hervé Baillargeon, et qui se déroule dans une piscine à vagues de St-Sauveur. Oui, il y a de l’eau partout et on a peur de se noyer, mais il suffit de fermer les yeux jusque dans le ventre de notre mère pour enfin comprendre la signification du mot légèreté.

J’ai presque failli ne pas vous en parler, mais en entendant la première pièce, j’ai su que j’avais déjà changé d’idée. Dès qu’Anne-Marie chante, on a envie de s’allonger, peu importe l’endroit où l’on se trouve, et de la laisser nous bercer. Ok j’avoue que c’est un peu dangereux. Je compte sur vous pour bien choisir le lieu où vous l’écouterez.

Un premier disque, et sûrement pas le dernier, de dix titres, réalisé par Francois Lafontaine et Sébastien Blais-Montpetit, qui parait aujourd’hui même (le 30 septembre) sous le label Bonsound. D’ailleurs, le lancement a lieu au Belmont à 17h30, si jamais l’envie vous prend d’y assister.

2. ALT-J – THIS IS ALL YOURS

alt-J-Album-Cover_low

Le timing est partout, même dans la musique. Cet album aurait cogné à ma porte à un autre moment cette année et probablement que j’aurais juste fixé l’oeil magique sans respirer en attendant qu’il s’en aille.

Alors que certains médias crient à l’échec, moi je vous le présente comme un de mes trois coups de coeur du mois. Oui, c’est étrange comme ça la vie. Mais je pense sincèrement que si vous vous donnez la peine de l’écouter, ça se pourrait que, vous aussi, vous le laissiez entrer.

Ce deuxième disque de la formation originaire de Leeds en Angleterre aborde le difficile sujet des histoires d’amour qui finissent mal. Parce que, croyez-le ou non, ça existe. Alors que l’Intro nous chiffonne le coeur, l’étonnante Hunger Of The Pine, où Miley Cyrus rencontre Alfred de Musset, le lance à bout de bras de toutes ses forces. On espère alors que Every Other Freckle, une pièce pour laquelle le trio vient de nous offrir non pas un, mais bien deux vidéoclips, arrive à temps pour le rattraper. Mais non. Notre pauvre organe frappe le mur et éclate en mille miettes avant que l’album ne soit terminé.

Si vous avez craint que le groupe souffre du départ de leur bassiste, Gwil Sainsbury, vous vous êtes trompés. Plutôt que de le remplacer, Alt-J a opté pour le trio, s’est installé à Londres et a décidé de s’adapter à cette nouvelle géométrie qui n’est pas sans rappeler le triangle (formé par le raccourci Alt+J=∆) qui recouvrait la pochette de leur premier effort An Awesome Wave. Désolée Gwil, mais tes comparses s’en sortent plutôt bien sans toi.

Un disque qui nous permet de vivre une panoplie d’émotions et qui semble vouloir nous dire: « Arrête de grouiller un peu et laisse-toi m’écouter. » Ce que vous pourrez d’ailleurs faire au Métropolis le 12 novembre prochain.

3. MENTANA – WESTERN SOIL

mentana

C’est l’histoire d’un certain Robin-Joël Cool, chanteur-acteur néo-brunswickois qui a roulé sa bosse jusqu’à la ville et qui, en chemin, a eu la bonne idée d’épouser Viviane Audet, une multi-instrumentiste-actrice originaire de la Gaspésie qui nous a offert deux albums solo, le dernier Le couloir des ouragans étant paru au début de cette année. Ensemble, ils ont donné naissance à Mentana, un beau bébé bien barbu qui ira loin, sûrement.

Comme ça arrive parfois dans le genre folk, on a l’impression que la voix de Robin-Joël existe depuis la nuit des temps et qu’elle est apparue sur terre dans un seul et unique but: nous donner le goût de partir à la découverte des chemins rocailleux de notre passé.

Une voix qui a autant de couilles que le gars qui la porte parce que ça en prend pour répéter en boucle le refrain de Western Soil sans avoir l’air ridicule. Je le sais, j’ai essayé.

On peut entendre Islands and Rupees et Gamblin’ Man, deux des pièces de Mentana, dans le film Camion de Rafaël Ouellet (une bonne raison de voir ou revoir Camion) et on doit également au couple, accompagné de Erik West-Millette, la trame sonore du film avec laquelle ils ont d’ailleurs remporté un Jutra en 2013.

Le groupe, qui comprend également Pablo Seib, Jo Fournier et Yannick Parent, a lancé Western Soil au FMEAT le 31 août dernier et au Bleury Bar à Vinyle au début du mois. Oui je sais, c’est passé. Mais si, contrairement à eux, vous avez un petit faible pour le futur, inscrivez le 13 octobre à votre agenda. Ils seront en spectacle à la Vitrola sur St-Laurent.

Si on n’avait pas peur d’être aussi cliché, on enfilerait notre veste à carreaux et on chausserait notre gros pick-up pour y aller. Mais comme c’est pas facile de stationner sur St-Laurent, on va enfiler un bixi à à la place, et downloader ces cinq jolies chansons dans notre téléphone. Parce que c’est peut-être juste un minialbum mais déjà, on peut le traiter comme un grand.

 

À propos de Marie-Eve Brassard


Diplôme en télévision et amour de la musique en poche, c'est à l'âge de 19 ans que Marie-Eve Brassard débarque à MusiquePlus. Elle y passera plusieurs années jusqu'à ce qu'une crise de la trentaine l'oblige à accorder de l'importance à sa passion secrète: les mots. Grâce à MMEH, elle peut enfin corriger sa manie d'écouter en boucle toujours les mêmes chansons et utiliser ce temps précieux pour découvrir du nouveau matériel.



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