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Publié par le 22 sept, 2014 dans Entrevues | commentaires

Portrait radio #1: Maurice Bolduc [CIBL 101.5 FM]

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Une fois par mois, une rencontre en mots et en image en compagnie d’un artisan de la radio. Quel qu’il soit. Animateur, metteur en ondes, directeur musical, bénévole. Tous ceux qui sont impliqués corps et âme en radio communautaire et étudiante, et qui à leur manière sont conducteurs d’une culture alternative, m’intéressent.
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Maurice Bolduc 1
S’impliquer à CIBL signifie croiser constamment ce grand gaillard mi-punk, mi-calinours dans les dédales de la station. Toujours là pour donner un coup main, beau temps, mauvais temps, Maurice Bolduc fascine par sa franchise, son humour et ses coupes de cheveux.

Micro-rencontre avec le personnage le plus marquant de la station communautaire francophone de Montréal.

Ta première incursion dans le milieu radiophonique, c’était quoi? Et essentiellement, ton parcours professionnel, il ressemble à quoi?

Gosso modo… J’suis arrivé à CIBL par la bande (FM?). Je me suis inscris à un cours de production radio en 1990. C’était un cours de 45h qui était donné en collaboration avec le Cégep Maisonneuve. Cela donnait 2 crédits pour le DEC. Étant drop out, je me suis dis: Pourquoi pas? Le cours donnait un aperçu de tout : l’enregistrement, le montage, faire une chronique, le micro-trottoir, l’animation, la mise en ondes… Toujours par le même cours, j’ai su que Panorama (ancêtre de l’émission Midi libre à CIBL) cherchait un metteur en ondes. Encore là, pourquoi pas? Je me suis avéré être un bon metteur en ondes, ce qui fait que durant l’été 1991 j’ai fais plein de mise en ondes, tout en négligeant de me chercher du boulot. De chômeur à BS, cela m’a permis de commencer à titre de réceptionniste à CIBL. Encore là, je me suis montré efficace, et je suis embarqué sur le payroll comme employé de la station. En 1999, à l’ouverture du poste de directeur musical, je me suis manifesté à Dominique Mostert (DG intérimaire à l’époque) et il m’a refilé le poste. Poste que j’ai occupé jusqu’à l’automne 2013.

Pourquoi travailler en radio communautaire?
Pour la liberté de parole et surtout sortir des sentiers battus des tops 40 de ce monde.

Maurice Bolduc 2

À titre d’ancien directeur musical et de responsable des bénévoles à CIBL, qu’est-ce qui t’allumes au plus haut point, dans ton métier?
La mise en ondes. J’en mangerais…
 
Tu as des habitudes bien ancrées à CIBL? Comment s’organise généralement une journée de boulot? Avec les années, ton rapport avec ton boulot a changé?
LE BORDEL!!!! Ben non, c’est pas si pire! En général, ça ressemble à: Prendre les courriels et les messages téléphoniques en début de journée. Voir/confirmer à ce que la journée en ondes se déroule comme prévu (tout est OK pour les émissions en direct?, j’ai bien les émissions enregistrées?). En même temps, ce sont des trucs que l’on essaie de régler à l’avance. Je réponds au besoin des gens sur le plancher avec les salariés et les bénévoles. Pis j’entre la musique dans la discothèque (physique et virtuelle) tout en donnant des cues aux animateurs concernés. Pour ce qui est de mon rapport au boulot, non ça ne change pas. Ponctualité, serviabilité, esprit d’équipe, ne pas se faire chier et avoir du plaisir. Anyway c’est partout comme ça : ce qui compte c’est de s’amuser dans la vie.

Maurice Bolduc 3

Tu es à la fois dj, animateur radio et artisan radio. Si tu avais à ne choisir qu’une seule de ces occupations, laquelle choisirais-tu? Et pourquoi?
Metteur en ondes. Quand la mise en ondes est bien faite, c’est déjà 50% de l’émission qui est bien réalisée. L’autre 50% c’est le problème de l’animateur, héhé! Il m’arrive souvent de donner des cues à mes animateurs. Ça me permet de rajouter ma p’tite touche dans le contenu.

À titre de trippeux de musique, tu te souviens du premier disque que t’as acheté? Du premier disque qui t’as jeté par terre? Et du disque que tu gardes toujours pas très loin de toi?
De mémoire je crois que c’est le 45 tours de Diane Dufresne « J’ai rencontré l’homme de ma vie ». À cause du titre et n’étant pas très assumé dans ma sexualité du haut de mes 12 ans et demi,  j’t’tais ben gêné de demander ça. Je me souviens d’avoir demandé: « Avez-vous la toune, celle qui parle de « Prends-tu d’l’eau dans ton whisky? ». Héhé!

J’ai été élevé avec Jeunesse d’aujourd’hui. Ben ben pop. Mon premier gros coup d’cœur ça été 1X5. Mais j’suis resté très pop. Qu’est-ce que tu veux, un hit c’t’un hit!

J’garde pas vraiment un disque pas loin. Ils s’inscrivent tous dans une petite case de mon cerveau, et quand j’en ai besoin, je ressors le petit tiroir et… &??%?* ON S’EST FAIT VOLER !!! Ben non, on fini toujours par retrouver la musique qu’on recherche, et avec tout ce qui existe sur le Web avec Youtube et autres diffuseurs numériques, on n’est pas mal moins baisé qu’avant.

Maurice Bolduc 4

Quant à l’avenir du médium radio, t’en dis quoi?
La radio existera toujours, c’est un médium de proximité. Quant à ce qu’il en adviendra, j’me sens pas très devin.

Tu écoutes la radio, outre que CIBL? Quelles sont tes émissions préférées et pourquoi?
J’suis plutôt vendu à CIBL. Rarement, CKUT.

Images par Emilie Morneau. Tous droits réservés.

À propos de Emilie Morneau


Emilie est impliquée à la radio étudiante et communautaire (CIBL, CHOQ, CKUT, CFLX, CJLO) depuis plusieurs années. Actuellement, elle tient la barre de l'émission Électrons Libres à CIBL consacrée aux musiques électroniques. Elle fait aussi du bricolage.



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