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Publié par le 9 juil, 2014 dans Musique | commentaires

BEVERLY – Retour vers le passé

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Février 2013. Il fait -30 et on est enseveli sous une dizaine de pieds de neige quand la chanteuse et drummeuse Frankie Rose (Crystal Stilts, Vivian Girls, Dum Dum Girls) accompagnée de Drew Citron (Ava Luna), nous annonce la formation du groupe Beverly en publiant sur le web la chanson Honey Do. Mais, bien qu’accrocheuse, celle-ci est rapidement oubliée et il faut attendre la sortie de l’album Careers, le 1er juillet dernier, pour se rappeler qu’on attendait quand même un peu la suite.

Pourquoi juste un peu? Non pas que ce soit mauvais, au contraire. L’album a toutes les qualités d’un bon disque indie pop de la fin des années 80: beaucoup de guitare, des voix de filles accrocheuses qui s’harmonisent à merveille, des chansons qui font sourire et qui donne envie de se brasser les cheveux, ou les fesses, c’est votre choix, mais nous ne sommes plus à la fin des années 80 et si vous êtes présentement à la recherche d’émotions perdues de vue depuis trop longtemps, continuez votre chemin. Car rien sur ce disque ne vous rappellera ce que vous avez ressenti en embrassant votre kick du secondaire ou en vomissant votre première bière.

La première pièce, Madora, rappelle immédiatement les Pixies. Sur certaines autres, on a l’impression que Metric a rencontré Jack White et qu’ils ont forniqué dans les toilettes sombres d’un bar situé six pieds sous terre. Mais les comparaisons possibles sont trop nombreuses pour être réellement prises au sérieux. Chose certaine, dès les premières notes, vous vous sentirez rajeunir de quelques années. N’allez pas vérifier dans le miroir pour rien. C’est juste une impression qui durera à peine 30 minutes et ensuite, ce sera terminé. Même pas le temps de faire le ménage de l’appartement au complet. Donc choisissez la pièce la plus sale et laissez-vous aller.

Careers, paru sur l’étiquette Kanine Records, s’adresse aux nostalgiques de l’adolescence. Même que le concept de Beverly aurait été développé autour d’un personnage d’adolescent rebelle de 17 ans qui traine seul dans les rues de la ville en fumant des cigarettes.

Un disque qui ne changera ni le monde, ni votre vie, mais qui permettra à votre plancher de briller un peu plus et qui semble quand même marquer le début d’une collaboration prometteuse.

Psssstt… Si vous avez envie d’écouter l’album sans que Google vous informe des nombreuses possibilités de «careers» à Beverly Hills, passez par ici :

À propos de Marie-Eve Brassard


Diplôme en télévision et amour de la musique en poche, c'est à l'âge de 19 ans que Marie-Eve Brassard débarque à MusiquePlus. Elle y passera plusieurs années jusqu'à ce qu'une crise de la trentaine l'oblige à accorder de l'importance à sa passion secrète: les mots. Grâce à MMEH, elle peut enfin corriger sa manie d'écouter en boucle toujours les mêmes chansons et utiliser ce temps précieux pour découvrir du nouveau matériel.



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