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Publié par le 19 juin, 2014 dans Musique | commentaires

Omar Souleyman: trance techno syrienne. Sueur, cardio et enchantement. / Suoni Per Il Popolo

Crédit: http://www.zoopolis.tv/

Crédit: http://www.zoopolis.tv/

Second plongeon dans le monde musical d’Omar Souleyman. Après une prestation magique au Il Motore il y a deux ans, revoici donc le chanteur de noces (eh oui) syrien de retour dans la belle ville.

C’est dans une Sala Rossa étonnamment pas si pleine qu’Omar Souleyman a fait son apparition sous, évidemment, un tonnerre d’applaudissements et de cris de la part de fans invétérés qui semblent le suivre à chacun de ses shows.  Et c’est là toute la particularité des prestations de Souleyman: il fait lever les foules.

Quand on y pense, c’est presque absurde tellement c’est simple et dépouillé. On se demande même ce qui crée cette fameuse magie qui, chaque fois, s’empare de la salle où il se produit. En gros, le gars chante,  plutôt figé sur scène avec son micro, faisant quelques pas ici et là, levant les mains de temps à autres. Sans plus. Il s’accompagne d’un claviériste qui fait tout l’enrobage musical: beats, instrumentations, etc. Sans lui, ce n’est que la voix de Souleyman. Mais c’est l’amalgame simplissime de ces rythmes techno ultra percussifs et la voix de ce dernier qui arrivent à créer le punctum.

C’est une construction, une véritable montée qui s’effectue doucement. Le spectacle commence et on se demande un peu où ça ira tout ça. On se dit qu’on ne passera pas certainement pas 2 heures à écouter du beat si rapide avec des ajouts instrumentaux parfois très aigus et, oui, presque irritants. Mais ça se passe. Chaque fois, la magie opère et la foule en liesse en redemande. Voir Omar Souleyman en spectacle, c’est faire une heure 10 (d’ailleurs, une prestation beaucoup trop courte, on en aurait pris beaucoup plus!) de cardio, c’est suer et entrer en trance.

Un show d’Omar Souleyman, c’est surtout la plus belle façon de montrer à quel point la musique est universelle et qu’elle touche tout le monde. On ne comprend pas la langue dans laquelle il chante? On s’en fout. Les rythmes sont accrocheurs, la vibe est là et, honnêtement, c’est tout ce qui compte. On en sort enchanté, avec la nette impression que la vie est un peu plus légère et lumineuse.

À vivre absolument.

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



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