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Publié par le 29 jan, 2014 dans Musique | commentaires

Philémon Cimon – L’été

 
philemon

Philémon Chante, celui de l’album Les sessions cubaines (2010), chante encore. Seulement, il le fait sous un nouveau nom : Philémon Cimon. La voix particulière et la sensibilité qui avaient attiré l’attention y sont encore sur L’été, un nouvel album qui devrait apporter plus de public à l’artiste. Et à raison.

Si Philémon reste fidèle à lui-même sur son deuxième opus, on entend quand même un renouveau. Les sonorités du Sud ont même parfois cédé leur place à des audaces rock inattendues et à un Philémon qui se permet des folies dont on ne le pensait peut-être pas capable. La voix qui casse et s’éraille à force de crier la finale de «Chanson pour un ami», par exemple.

Ces changements vont de pair avec une modification de la recette lors de l’enregistrement. Plutôt qu’en voyage avec des musiciens rencontrés à l’improviste, c’est à Montréal avec des musiciens reconnus qu’il a créé ses nouvelles chansons. Du lot, on note la talentueuse harpiste Sarah Pagé (Lhasa, Barr Brother), le guitariste du groupe Plants and Animals, Nicolas Basque, et le bassiste Philippe Brault, qui coréalise l’album avec Philémon.

Ce qui n’a pas changé, c’est la volonté de faire rapidement et de préserver les impulsions et les choix du cœur, plutôt que ceux de la tête. Du coup, l’album s’est arrangé et enregistré en trois jours seulement.

Avec ses cuivres, son violon et la guitare de Philémon, L’été est un album chaleureux et enveloppant. La voix de Cimon n’est pas parfaite, mais elle est unique. Sa personnalité particulière rend le disque naturel et fluide. Elle permet de passer à travers les rythmes changeants du disque, des rythmes qui cassent la monotonie qui aurait pu s’y installer. On passe ainsi de la poésie lente de «Des jours et puis des jours» au ver d’oreille rythmé de «Chanson pour un ami», de la finale riche de «Soleil blanc» et son solo de saxophone au dépouillement de «La mort des amoureux», où les harmonies de la choriste Sarah Pagé font des merveilles.

Bref, L’été est un album imprévisible, dans le meilleur sens du terme. C’est un album qui mérite d’être découvert, surtout en ces soirées froides d’hiver.



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