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Publié par le 18 nov, 2013 dans Musique | commentaires

Patrick Watson: La simplicité dans la grandeur

Patrick_Watson_(2008)

Une église magnifique (l’Église Saint-Jean-Baptiste), de la musique classique, un orchestre, une chorale et un artiste au sommet de son art : autant d’éléments qui ont fait du spectacle de Patrick Watson un succès.

Avec ses hauts plafonds aux nombreux ornements et ses lustres imposants, l’église Saint-Jean-Baptiste est majestueuse. L’orchestre (une soixantaine de musiciens) installé dans le choeur de l’église ajoute une couche majestueuse. Dans l’obscurité, le concert débute avec Neptune le mystique, septième mouvement de Planètes, fabuleuse suite de Gustav Holst. À l’orchestre s’ajoute une chorale d’une quarantaine de personnes, provenant de divers ensembles vocaux à Montréal.

Patrick Watson, simplement vêtu, comme à son habitude, cassait avec la grandeur de l’événement. Il le ramenait à l’essentiel : la musique.

Première chanson : Lighthouse. L’envie de fermer les yeux et de sentir le moment nous prend, mais, non, impossible. Impossible, car on comprend à ce moment que les éclairages seront magnifiques. Coordonnés avec les différents rythmes, l’église devenait tantôt rouge, tantôt bleue. C’était magique de voir le public regarder au plafond pendant plusieurs minutes.

Tout au long du concert, l’orchestre ajoutait un côté très impressionniste aux chansons de Patrick Watson. On entendait au loin Ravel et Debussy.

Le concept a d’abord été présenté en juillet à Paris par l’Orchestre National d’Île-de-France. Il y a quelques semaines, l’Orchestre symphonique de Québec a aussi repris ce projet.

Du début à la fin, le spectacle respire la créativité. Pour la chanson Big Bird, le «band» de Patrick Watson, celui qui joue avec lui normalement, accompagne Patrick Watson, tous placés autour d’un seul micro. Aussi, à plusieurs reprises, il a chanté dans un mégaphone, question d’ajouter une sonorité différente à sa voix. Finalement, la chorale a créé un bel effet en dégonflant une multitude de ballons pendant que l’orchestre jouait une polka symphonique pour accompagner Where the Wild Things Are.

Moment de larme ? Ouais : le public était ému pendant la plus connue To Build A Home. Les gens l’attendaient, et ils l’ont eu dans une simplicité désarmante. Lui au piano, éclairage bleuté.

Moment surprise ? Ouais : solo d’orgue signé François Lafontaine pendant Man Under the Sea.

Moment décevant ? À moitié ; le rappel. On voulait tous entendre The Great Escape. Il l’a fait. Un ton plus haut qu’à l’habitude pour la première moitié de la chanson. Quelques accros vers la fin. Rien de bien grave après un spectacle de cette qualité.

Quiconque a assisté à l’un des trois spectacles que Patrick Watson a donné avec orchestre en est sorti complètement renversé. Du coup, on se retrouve déçu de ne pas avoir acheté trois billets. Cette impression de flotter me manque déjà.



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