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Publié par le 3 oct, 2013 dans Musique | commentaires

Jimmy Hunt – Maladie d’amour

 
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Jimmy Hunt, en voilà un qui parvient à nous déstabiliser. Après un premier disque homonyme lancé en 2010, Hunt récidive et séduit, avec Maladie d’amour.

Le premier microsillon, plutôt folk, aux textes solides, sensuels et intelligents, soutenus par des mélodies accrocheuses, lançait Jimmy Hunt en solo, hors des contrées de la bande de Chocolat. Disque aimé, il a proclamé Hunt comme un auteur-compositeur-interprète québécois à surveiller de très près, pour son talent évident pour la ballade suggestive, un brin cochonne, sans flafla et fort jolie. Un premier flirt, un attachement évident.

Puis vint cette semaine le Hunt nouveau de Maladie d’amour, qui transforme la première approche solo de 2010 en une valeur sûre et certaine.

Des textes qui ne font pas dans l’anecdote. Une touche plutôt universelle, nageant dans l’idée, la contemplation et la suggestion, sans futilité. On s’y éloigne de la structure plus traditionnelle de la chanson.

Les textes sont plus minimalistes et les refrains plus répétitifs, alors que les musiques sont dynamisées. Comme si, dans Maladie d’amour les mots étaient réfléchis, puis placés, comme sur un plateau d’échecs. Parce qu’il n’est pas nécessaire, afin d’exprimer un sentiment, d’en beurrer épais. Jimmy Hunt a ce talent. Désinvolture et sincérité.

Jimmy Hunt s’est entouré de Christophe Lamarche-Ledoux (Organ Mood) et Emmanuel Éthier pour peaufiner la facture du disque, un brin nostalgique, pour des mélodies campées dans les modes actuelles. Les chansons folk sont désormais supplantées par des envolées électroniques, des synthés et de belles guitares.

On se surprend à danser sur les titres «Rêver souvent», «Christian Bobin», «Marie avait les bleus» et «Nos corps», tandis que vous avions les pieds bien pointés vers le ciel sur le précédent disque homonyme. (Ou ce n’est peut-être que moi. La danse, c’est relatif.)

Témoin d’une évolution évidente, ce disque est encore meilleur que le précédent. Trois années ont passé, Hunt a pris du galon, a compris que l’économie des mots pouvait bien lui servir et qu’il était également bien libre de faire ce qu’il veut sur cette nouvelle galette. Cette maladie d’amour, elle est diablement contagieuse.

À propos de Emilie Morneau


Emilie est impliquée à la radio étudiante et communautaire (CIBL, CHOQ, CKUT, CFLX, CJLO) depuis plusieurs années. Actuellement, elle tient la barre de l'émission Électrons Libres à CIBL consacrée aux musiques électroniques. Elle fait aussi du bricolage.



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