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Publié par le 7 nov, 2012 dans Musique | commentaires

Sylvie Laliberté + Émile Proulx-Cloutier [Coup de coeur francophone – Lion d’Or]

Il y a de ces soirées où l’on ne s’attend à rien de bien précis, mais où, pourtant, où l’on trouve tout ce qu’on espère d’un bon spectacle: le plaisir, la beauté, les frissons, le talent, la surprise et l’émotion. Le public présent au Lion d’Or hier soir a été extrêmement choyé, car deux artistes vibrants ont pris possession de la scène: Sylvie Laliberté et Émile Proulx-Cloutier.

Sylvie Laliberté

Toute petite et menue, c’est une Sylvie Liberté souriante et coquine qui est apparue sur scène, nous expliquant d’ailleurs que, d’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours été une « Sylvie Laliberté ». Rires dans la salle. Charmante, elle nous a rapidement amené dans son monde bien particulier où, sur des airs de bossa nova ou encore de jolies ballades très pop française des années 60, elle nous dépeint l’amour et la vie.

Connue comme artiste multidisciplinaire, Sylvie Laliberté se commet en chansons, mais aussi dans le domaine des arts visuels. D’un côté comme de l’autre, elle incarne en quelque sorte un personnage (qui semble tout de même proche de ce qu’elle est réellement), une naïve demoiselle qui regarde et questionne les choses de la vie avec des mots simples, mais extrêmement justes. Ses textes sont jolis comme tout et sont offerts avec une simplicité désarmante: on tombe inévitablement sous le charme. Elle a un sens inné de la formule et chaque chanson a un côté ingénu qui permet d’accéder à des vérités toutes simples, mais tellement parlantes.  À plusieurs reprises, le public s’est exclamé, soit par des rires complices ou par des hochements de tête approbateurs. Ajoutons qu’elle était accompagnée par une bande d’incroyables musiciens qui amenaient un apport non-négligeable à la soirée. Avec eux, de jolies pièces au style pourtant maintes fois exploré sont devenues de véritables petits bijoux. Un délicieux moment.

***

Émile Proulx-Cloutier

CRÉDIT : JEAN-FRANÇOIS LEBLANC – AGENCE STOCK

La première partie de ce double spectacle a été charmante et absolument exquise? Sachez que la seconde fut magnifique et bouleversante. Ce jeune homme qui est un peu trop connu pour être le fils de deux comédiens, ne l’est définitivement pas assez pour son talent musical. Prestation époustouflante, il impressionne. Il nous a concocté des mises en scène pour chaque chanson, nous racontant les récits plutôt tristes des différents personnages qu’il invente, ou qu’il a déjà croisés: un gamin de 7 ans 1/2 qui n’attend pas grand-chose de la vie ou encore une vieille femme qui a renoncé à l’amour. Histoires touchantes, parfois plus récitées que chantées, elles sont narrées avec une passion dévorante et même parfois une fureur qui étonne, mais inspire grandement. Émile Proulx-Cloutier est non seulement enflammé, mais on le sent aussi fiévreux et totalement investi dans son art. C’est beau et c’est grand. On a l’impression de se faire offrir quelque chose d’unique et de précieux. Et, croyez-moi, ce l’était.

Émilie Proulx-Cloutier n’a pas encore signé de contrat avec une maison de disque et n’a donc pas d’album, ni en copie physique, ni en ligne pour écoute. Par contre, il a eu la brillante idée de vendre un petit livret avec ses textes à la fin du spectacle, livret que je me suis empressée d’acheter. Je ne sais pas s’il est possible de s’en procurer encore, mais reste qu’il sera en spectacle au Studio-théâtre de la Place des Arts en février prochain. Gageons qu’il y aura là quelques copies.

Une soirée tout simplement magique pour cette seconde incursion dans le Coup de coeur francophone. Prochain rendez-vous samedi pour Sébastien Lafleur et une invitée-surprise.

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Myriam Daguzan Bernier

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. Venise dit :

    Vous me donnez le goût pas à peu près. Première partie, je ne la connais pas, et vous me donnez le goût de l’entendre, la voir, la sentir.
    Pour la deuxième partie, avec ce si intense et enflammé comédien, la partie est gagnée ! Je vais m’informer pour les billets au mois de février.

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