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Publié par le 20 sept, 2012 dans Sorties culturelles gratuites | commentaires

Sorties culturelles gratuites – 20 septembre 2012

Crédit : Ellen Smallwood / Cindy Lopez

En cette période popiste – popote ? popeuse ?- il était tentant d’éplucher la programmation de l’actualité culturelle gratuite sous une thématique monochrome : en tout-pop. Eh bien non.

Tout d’abord parce que plusieurs coups de cœur de cette programmation sont payants et que le sujet de cette chronique est la gratuité.

Et comme c’est la première chronique sur la culture gratuite et que l’attention moyenne d’un internaute est assez courte, faisons cours, faisons bref, mais faisons efficace.

Ami carnivore culturel, goinfre de nouvelles choses, une question : as-tu déjà assisté aux conférences du Musée des Beaux Arts ? Car oui, le Musée des Beaux-Arts possède une programmation de films et de conférences à suivre, moins factuelles que la conférence de Michel Onfray à laquelle j’ai eu le bonheur d’assister. J’y ferai allusion dans les prochaines occurrences de cette chronique. Une recommandation pour ce jeudi 20 septembre : la conférence sur les portraits de femme en musique de 17h à 19h au Musée des Beaux Arts. Le Musée nous a monté un programme mitonné aux petits oignons soulignant ou révélant les liens entre musique et arts visuels. Et il y en aura pour tous les goûts. Cette conférence du 20 septembre, présentée par la Fondation Arte Musica, associe une trentaine de portraits de la collection du musée avec des musiques des XIXe et XXe siècles. Et si ce genre de conférence vous donne l’eau à la bouche ou que vous êtes trop « popé » ce jeudi pour aller au Musée des Beaux Arts, rendez-vous le mardi 25 septembre, même lieu, pour une conférence sur les Variations Goldberg I et II, avec un retour sur le célèbre et vénusien Glenn Gould, de 17h à 18h (conférence donnée dans le cadre du cycle « Glenn Gould, musique et pensées » comprenant également des concerts payants). Personnellement, j’ai un jour assisté à une conférence sur le Boléro de Ravel, une révélation de l’ordre de l’illumination bouddhiste : j’ai enfin saisi ce jour-là toute la finesse et la beauté de ce morceau, ses pioches du côté du jazz et les enjeux de sa construction.

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Question arts visuels, votre collaboratrice doit reconnaître ses nombreuses et parfois scandaleuses lacunes. J’aimerais tellement souligner le grand intérêt de l’exposition photo World Press au Marché Bonsecours… Sauf que voilà, c’est payant. Alors restons fidèles à nos principes (autant que faire se peut) : j’ai dégoté une jolie perle en la matière, gratuite et pailletée : l’exposition Burlesque, en rapport avec le festival du même nom qui débutera la semaine prochaine. Une exposition qui annonce une certaine vision fuchsia, emplumée et expansive de la libération de la femme. Jusqu’au 30 septembre, vous pourrez découvrir une définition en images du terme burlesque (au 227 Notre Dame Ouest). Si vous aimez les films de Baz Lhurmann, le grotesque des cirques du siècle dernier, les ambiances de foire parfois dérangeantes et le second degré, alors ce petit détour dans une salle peu connue vous rassasiera. Et au pire, si vous n’avez pas aimé, et étant donné les températures, vous aurez les joues roses et le teint frais.

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Les Filles électriques est une compagnie montée par D.Kimm. Le  Festival Voix d’Amériques, monté par l’audacieuse Mariée Perpétuelle, change de nom et s’appelle désormais le Festival Phenomena. Il aura lieu du 12 au 26 octobre. Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler,  le festival Phénomena donne toute sa place à une conception partisane et engagée de l’art, au multidisciplinaire détonnant, à la surprise sacralisée, au décalage officiellement assumé. Le Festival fait son lancement mercredi 26 septembre au Divan Orange, entre 17h et 19h et recherche des bénévoles d’ailleurs. Gageons que D.Kimm saura rendre ce lancement aussi peu probable « que la rencontre sur une table d’opération » d’un iPhone et d’une épuisette à écrevisses (encore que…).

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Un bon moyen de profiter des festivals est encore de l’investir de l’intérieur. Tel un alien, un virus, un microbe, voir même, une amibe, vous pourrez coloniser un organisme vivant…. et vous repaitre de son énergie ! Chers amis spores, le Festival du Nouveau Cinéma recherche des bénévoles : « We need you ! ». À nouvelle expérience, nouvelle récompense. Et la plupart du temps, contre un investissement en temps, vous aurez la chance de rencontrer de généreux et sympathiques bénévoles férus de cinéma, tout en profitant d’une programmation aussi chargée que les colliers bling-bling de ma grand tante ou celle du Pop Festival.

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Tiens, je ne peux y couper… Je DOIS parler du Festival Pop Montréal. Et de ce côté, il est devenu mon meilleur ami. La programmation intéressera aussi les motivés aux poches trouées. Eh oui, dans la culture, les sponsors, ça sert aussi et souvent à ça : vous offrir une programmation à moindre coût, voire gratuite. Dans le volet gratuit du Pop, relevons tout d’abord le Pop Symposium, donc les conférences, qui vous donnent accès à des rencontres très larges sur des thèmes allant de l’affranchissement du manager quand on est musicien à la déconstruction du processus créatif de la Fanfare Ciocarlia le 20 septembre (14h, Quartier Pop), en présence de cette magnifique fanfare des Balkans, en passant par une exposition didactique des différentes subventions auxquelles les acteurs du monde musical peuvent  faire appel. La section Art Pop et le défilé Fashion Pop, c’est du visuel ça Madame ! Et gratuit en plus. Pour ceux qui ont irrémédiablement signé un pacte avec la musique, Pop Montréal s’est associé à Converse pour organiser une série de concerts à la Mission Santa Cruz (Dam Funk le mercredi, Hot Snakes le jeudi et Austra le vendredi).

Enfin, pour un petit côté cosy, les après-midis du Divan Orange accueillent également des prestations gratuites (20, 21 et 22 septembre, entre 13h et 18h) : Goose Hut, Maica Mia, X-Ray Eyeballs, the Sin and the Swoon et quelques autres. L’aventurier audacieux, prêt à plonger dans la programmation du Pop Montréal (plus de 350 artistes en 4 jours…no coment), fera bien de se rendre au QG du festival, au 3450 St Urbain et de s’équiper du kit du parfait « popeux » : la brochure complète avec tout le détail des musicos et la version de poche. À récupérer en plusieurs exemplaires, pour le soir où vous l’aurez oublié, le soir où vous l’aurez perdu en rentrant avec un(e) inconnu(e), celui qui vous aura servi de dessous de verre ou qui supportera les grumeaux d’un éventuel vomi. Enfin, rappelons que les Puces Pop, foire d’artisanat et temple de l’élucubration créative, se déroulent dimanche à l’Église St Michel, entre 11h et 18h.

Je tiens à souligner largement une coquetterie de ce festival très appréciée : le programme comporte une signalétique visuelle (de petites icônes), vous permettant de reconnaitre un concert nécessitant des boules quies d’un autre favorisant le rapprochement humain et le délestage joyeux de votre chemise.

Vaste programme… en sortirez-vous vivant ? En tout cas, surement pas fauchés !

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Aurélie Suberchicot



Commentaires

  1. MEveGi dit :

    Oh, bien merci pour le CUE sur l’exposition Burlesque! :)

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