Mesparrow + The Narcicyst (FIJM 2012)

Mesparrow – Théâtre de Quat’sous
J’étais vraiment très curieuse d’aller voir Mesparrow hier soir. Particulièrement parce que j’ai entendu son premier extrait intitulé « Lock In My Thoughts », une superbe pièce où sa voix est réellement exquise. Je voulais en entendre plus.
Affublée d’une chaquetilla (ou d’une partie de chaquetilla: les épaulettes du manteau de torero) et d’une petite robe noire, elle s’est installée sur la scène plutôt nerveusement, en adressant un petit « bonjour » gêné au public. Elle s’est positionnée très droite devant nous, après avoir pesé sur ses pédales, et même un peu en retrait vers l’arrière de la scène. Et elle s’est mise à chanter.
Une voix merveilleuse, chaleureuse et pleine, s’est élevée. Une voix qui devait mettre de la magie dans une salle et nous faire planer. Mais la magie ne s’est pas passée. La demoiselle est malheureusement demeurée figée, répétant les mêmes gestes de la main, bougeant de façon robotique et pas naturelle du tout. Elle s’est doucement détendue, laissant plus de place à une amplitude de ses mouvements, laissant ses mains tourbillonner, son corps s’exprimer sur la scène, mais toujours dans un cadre très restreint. La salle – pas tout à fait pleine – recevait entre les chansons les silences gênés de la demoiselle qui manque véritablement d’aisance. Autant Chapelier Fou était charmant avec ses maladresses mignonnes, autant j’ai été mal à l’aise de ses moments creux et de l’absence de « présence » de Mesparrow. J’avais cette triste impression qu’elle ne dégageait rien… Sa voix demeure un atout incroyable, elle chante merveilleusement bien. Mais elle doit vraiment apprivoiser la scène.
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The Narcicyst – Scène Bell

Changement de style, je suis ensuite allée voir The Narcicyst. C’était une occasion spéciale, car il s’agissait de son dernier spectacle à Montréal avant de quitter définitivement pour Dubaï. La foule était là bien présente et bien prête à accueillir le rappeur qui a saisi la scène à bras le corps et en a donné pour son argent à ce public avide de bon hip hop (bien que c’était gratuit). Excellents rythmes, équipe d’enfer (des choristes hyper talentueuses), plaisir sur scène, c’était une joie de voir tout ça se passer devant nous. Mais nous étions loin d’être inactifs, ça non! The Narcicyst n’a eu de cesse de nous demander de lever les bras, chanter, crier, participer avec lui et sa bande, au plus grand plaisir de plusieurs fans qui étaient sur place. Des « I love you » fusaient d’un peu partout, bref c’était plein d’amour et bien agréable. Une très chouette fin de soirée avec un show ultra groovy, et avec une forte envie de se procurer la musique du monsieur.








