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Publié par le 4 juil, 2012 dans Musique | commentaires

Sophie Hunger chante Dylan [Métropolis – FIJM 2012]

Hier soir, je me suis présentée dans un Métropolis climatisé et frisquet afin d’entendre Sophie Hunger. Et, en fait, ce fut là toute mon erreur. J’aurais dû me rendre à ce spectacle en espérant entendre Dylan, car c’est bien lui – incarné dans le corps de la demoiselle – qui était devant nous.

Hunger est apparue sur scène et, tout de suite, s’est adressée au public. Les mots de Dylan, avec le timbre de voix plus grave et posé, sont alors sortis de sa bouche. Elle nous parle donc au « je », évoquant entre chaque pièce les différentes transitions de la vie du chanteur, exprimant brièvement dans quel contexte certaines ont été créées. Elle a transmis les différentes pièces de façon impeccable, avec le talent qu’on lui connait. Plus encore, on a senti que le projet d’interpréter Dylan lui insuffle une énergie singulière: sans faire du copié-collé, elle reprend les intonations, tient différemment sa guitare, murmure ou encore crache les mots plus qu’elle ne les chante.

Pourquoi je parle d’erreur? Parce que je voulais voir Sophie Hunger. C’est elle dont le nom m’a évoqué le plaisir d’entendre cette sublime voix et le charme dont elle fait preuve en spectacle. J’ai eu envie de la voir chanter, de la voir sur scène une fois de plus. Oui, bien sûr j’avais bien lu « Sophie Hunger solo chante Dylan ». Mais ma tête a comme espéré, je crois, avoir Sophie Hunger qui ferait un hommage à Dylan. Ce n’est pas Dylan que je voulais entendre entre les pièces, mais bien Hunger qui nous raconte pourquoi elle a choisi Dylan, pourquoi elle l’aime, d’où vient cette évidente passion. Mais la faute me revient entièrement. J’aurais dû savoir. Rajoutons à cela les innombrables bruits dérangeants du Métropolis et la nécessité d’une salle beaucoup plus intime pour ce genre de spectacle… Déçue? Pas vraiment. Plutôt…étonnée et sur ma faim? Oui, je crois que c’est ça. Étonnée de la capacité de transformation de cette fille, d’avoir vraiment vu Dylan prendre corps sur scène. Envie d’entendre ses nouvelles créations. De la voir, elle.

Toujours est-il qu’elle est superbe cette artiste, qu’elle fait vibrer une salle comme pas une. Sa petite voix douce, sa main qui tapote son coeur pour nous dire: merci, ça fait tellement plaisir. Elle arrive à conquérir le public avec une aisance déconcertante et on l’aime, tout naturellement comme ça. Pour mon plus grand plaisir, elle a interprété quelques-unes de ses pièces – après être allée se changer, prouvant ainsi physiquement la transition entre Dylan et Sophie – dont une toute récente qu’elle enregistre… ici avec des musiciens de Montréal. Superbe morceau qui laisse présager un album tout aussi bon que les autres.

On la suit, encore et toujours.

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. Eric dit :

    Merci pour la critique, je m’en voulais d’avoir manqué ce concert! Heureusement, la dame revient nous visiter à l’automne, et un peu partout au Québec en plus!

  2. Merci Éric pour l’info, j’ai regardé sur son site et en effet, il y a quelques dates intéressantes, notamment dans de petits lieux très intimes, qui permettront d’apprécier pleinement l’incroyable artiste.

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