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Publié par le 1 juil, 2012 dans Musique | commentaires

Lila Downs [Métropolis – FIJM 2012]

Il y a quelques années, je travaillais pour un magasin de disques/livres/produits culturels. Un des avantages de la position stratégique de cette compagnie (géographiquement et par ses liens avec Spectra) était d’obtenir, de temps à autre, des billets de spectacles. Ce soir-là, on m’a donc proposé, à la dernière minute, de me rendre au spectacle de cette Mexicaine qui, paraît-il, est très talentueuse. J’avais entendu quelques extraits de son disque au travail, mais sans y porter plus attention. J’y allais donc curieuse, sans savoir trop à quoi m’attendre. C’était en 2003 ou 2004. Je suis sortie de son spectacle galvanisée, extrêmement emballée par cette performance chaleureuse et cette voix stupéfiante. Je me rappelle en avoir parlé pendant des jours. C’était donc une évidence d’ajouter le spectacle de Lila Downs à mon itinéraire « jazz » cette année. La belle Mexicaine est devenue un incontournable du festival et c’est de pied ferme que son public l’attendait au Métropolis hier soir.

Un drapeau du Mexique qui flotte pas très loin de la scène, une crécelle se fait tout à coup entendre. C’est que les fans de Lila Downs sont là, entre autres beaucoup de Mexicains dans la salle. Ils connaissent ses chansons par coeur, les chantent avec conviction. Elle s’adresse à la foule en espagnol et en anglais, dans un français légèrement cassé, mais très joli aussi. On lui répond dans sa langue maternelle, on demande des chansons précises, on scande « otra, otra » entre les pièces. Entre Lila Downs et le public, c’est la synergie parfaite. C’est chaleureux, plein de joie, c’est véritablement une rencontre amicale, voire familiale qui se passe là. Elle chante non seulement en espagnol et en anglais, mais aussi plusieurs dialectes (maya, nahualt). Mélange bien dosé entre musique du monde, pop, jazz, de hip hop. On appelle aussi son style ranchera, un dérivé du mariachi.

Évidemment, je n’en suis pas sortie aussi étonnée que la dernière fois, pour la simple et bonne raison que l’effet de surprise et de découverte n’y était plus, mais tout de même très enthousiaste et enchantée d’avoir pu assister, encore, à la prestation magique de cette magnifique artiste. Sa voix puissante nous emporte et nous fascine, ses interprétations sont imprégnées d’une ferveur et une passion contagieuses. Lila Downs, on l’aime de la même façon. Elle arrive à la fois à nous faire danser et sourire avec ses pièces plus rythmées, mais aussi nous émouvoir avec un répertoire beaucoup plus dramatique qu’elle incarne tout aussi merveilleusement bien. Faite pour la scène, elle s’y installe en reine et maître et, honnêtement? On ne demande pas mieux.

Un coup de coeur du jazz à ne pas manquer.

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. J’y étais samedi soir, et c’était vraiment sublime! Quelle voix! Quelle intensité!
    ;¬)

  2. TICKLEBEAR dit :

    Evidemment, j »y etais egalement,
    gracieusetee de la dame avant moi ici.
    Experience presque mystique!!
    C’etait pour moi la premiere fois et comme on dit,
    on n’oublie jamais la premiere fois…

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