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Publié par le 28 juin, 2012 dans Bande dessinée | commentaires

Coups de coeur [BD – Québec]

Aujourd’hui, j’ai pensé vous faire un petit compte-rendu de ces bédéistes québécois et canadiens que j’aime d’amour. Ils ne sont pas émergents, mais je ne peux pas m’empêcher de vous en parler. C’est en quelque sorte le point de départ de mon périple mamèrehipsterien.  Comme ça, vous pourrez me situer et peut-être vous souvenir que vous les aimez, vous aussi:

ZVIANE

Ah Zviane, Zviane, Zviane, quelle bédéiste! Le dessin est coquet, sans être superficiel, sans être facile. Les visages des personnages sont expressifs et les scénarios, bien ficelés. Son humour! Je la suivrai partout, peu importe ce qu’elle dessinera.

Plusieurs chroniqueurs ont louangé l’excellente bande dessinée Apnée. Et avec raison. C’est un tour de force de parler de dépression avec autant de justesse et de retenue. Si vous n’en avez pas entendu parler, il est encore possible de vous rattraper. Lisez-en les premières pages ici pour vous mettre en appétit.

Aussi à découvrir:

Le point B

De 2006, un scénario ingénieux, des personnages qui sonnent vrais. Mon premier contact avec les BDs de Zviane. Attention, cette histoire titille le musicien intérieur.

***

J’ai fait le tour des archives en ligne de Zviane, voici mes planches préférées :

GRRrr (5 pages, 2006)

Quelque part entre 9h et 10h (30 pages, 2006)

Dans l’estomac (12 pages, 2005)

Touche pas à sa bave (7 pages, 2005)

Café-solo (3 pages, 2005)

Le blogue de Zviane 

JIMMY BEAULIEU

Monsieur Beaulieu est attachant et il dessine des femmes, beaucoup de femmes. C’est un charmeur, mais puisqu’il charme bien… Y’a pas de mal à ça. Et comme son dessin est juste assez brouillon, que ses histoires donnent souvent envie d’être en amour ou de le faire, que ses personnages féminins sont réellement incarnés, pourquoi pas?

À découvrir:

1) Ma Voisine en Maillot

Très Montréal l’été, un genre de Paul sexy qui inclut un couple lesbien.

2) Comédie sentimentale pornographique

Enfin, la fusion de deux genres parallèles, de deux types de masturbation.

3) – 22 C

Une plaquette efficace entièrement dédiée à évoquer une émotion précise.

***

Jimmy Beaulieu participe au projet Webtrip (épisode 10- Carré rouge).

Son site

JULIE DOUCET

Ne vous y trompez pas, Julie Doucet ne recommence pas à faire de la bédé, mais je l’ai aimé avec force. En l’honneur de mon ancienne coloc Marysa et avec blasphème, laissez-moi vous présenter les Dirty Plotte.

Je ne sais pas ce qui était si savoureux dans le travail de Mademoiselle Doucet, un ensemble d’éléments sans doute: une attitude, une féminitude non-girly, un peu sale, des dessins aux encrages généreux, un foisonnement de personnages originaux, des histoires apparemment vécues qui rappellent ces situations vous savez ces situations où on se dit : “quessé que je câlisse icitte”. Ou plutôt ces soirées de quand on était jeune et qu’on pensait: “wow, ils sont tellement cools”, alors qu’on aurait dû se dire: “ayoye, quessé que je câlisse icitte”.

Dirty Plotte était un fanzine publié en anglais par la maison Drawn & Quaterly mettant en vedette la vie de Julie, les menstruations de Julie, l’auto-mutilation de Julie et plein d’autres joyeusetés. Vous pouvez encore trouver quelques-uns des numéros et l’Association a publié des recueils des histoires de Julie.

Les couvertures ici.

Aujourd’hui, Julie Doucet s’est mise à communiquer d’une autre façon. Elle a quitté les phylactères. Pour avoir une idée de ce qu’elle fait maintenant, c’est juste ici. Entres autres des minis-livres en allemand et un catalogue de boulons.

Extrait « Paying for it »

CHESTER BROWN

Bédéiste de la région de Montréal, établi à Toronto, Chester Brown s’est fait connaître grâce à son fanzine Yummy Fur et le légendaire Ed The Happy Clown. Son personnage éponyme, héros de plusieurs de ses livres, est décalé, analytique et a une façon unique d’appréhender la vie.

Un extrait de I never liked you mettant en vedette un Chester adolescent.

Un extrait de Paying for it, témoignage de Chester à propos du monde de la prostitution.

J’aime mieux les personnages de bandes dessinées avec un peu plus d’expressions faciales que ceux de Chester, mais ici, dans son univers, ces visages plutôt uniformes sont le reflet du manque de compétence émotive du protagoniste.

N’oubliez pas d’aller faire un tour à la Manif de bonshommes.

À venir la semaine prochaine: mes coups de coeur européens. 



Commentaires

  1. De Julie Doucet, as-tu lu J comme je? C’est un « essai d’autobiographie », très particulier et vraiment génial.

  2. Laurence dit :

    Non, je ne l’ai pas lu encore! Je me demande aussi si son journal New Yorkais est une compilation des fanzines de cette période ou s’il y a des planches en plus. Tu l’as lu?

  3. Non, je ne connais pas le Journal new yorkais…
    Mais il faut absolument lire J comme je !! (qui n’a vraiment rien à voir avec le reste…) ;-)

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