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Publié par le 21 mar, 2012 dans Littérature | commentaires

Le sablier des solitudes (Jean-Simon Desrochers)

Éditions Les Herbes rouges, 2011

Résumé: La vie de plusieurs personnages au même moment, à différents endroits. Personne ne se connait: ils sont tous assez différents les uns des autres. On survole la vie intime de chacun: leur quotidien, leur travail, leurs pensées, leur sexualité… Et cet accident. Énorme carambolage sur la route où ils tous sont impliqués, à divers degrés. C’est le moment pour chaque individu de réévaluer son existence, de réfléchir à ce qu’ils sont fondamentalement, à ce qu’ils ont fait jusqu’à maintenant dans leur vie. Et surtout, à ce qu’ils feront désormais.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’écrire sur ce livre, je finis par vous pondre quelques lignes à son sujet. Je trouve difficile de savoir par où commencer. Pas qu’il n’y ait rien à dire, bien au contraire. Il s’agit plutôt ici d’une question d’impuissance, de se retrouver sans mots. Les personnages de ce livre, c’est moi, c’est vous, c’est tout un chacun. C’est la banalité du quotidien, la routine, les insatisfactions. Une vie ponctuée de petits bonheurs, de petits malheurs, une succession d’éléments qui font que le temps passe et coule et qui fait que, tout à coup, on réalise: ah tiens, voilà ce que je suis devenu, voilà ce que j’ai réalisé, voilà la personne que je suis maintenant. Et voilà qu’un terrible accident remet en perspective tout cela, tout ce qui nous définissait jusqu’à ce moment précis. Celui qui chamboule tout ce qu’on a bâti jusqu’à ce jour.

Roman qui reste en travers de la gorge, et dont on ne sort surtout pas indemne. Je l’ai lu à la fois stressée et craintive. Histoires pourtant extrêmement banales, c’est leur banalité même qui rend le tout angoissant. C’est si « probable », si « tangible » qu’on se prête au jeu: et si ça m’arrivait à moi? C’est un constat « humain trop humain » sur les êtres que nous sommes.

C’est  aussi un huis clos avec les pires sentiments: horreur, peur, regrets, tristesse, honte, malheur, solitude.

Un roman à lire absolument, une fresque étonnante sur l’être humain vu dans ses pires et ses meilleurs moments. Je n’arrive pas à rendre justice à ce récit troublant, lisez-le simplement, vous verrez par vous-même.

Le site de l’auteur

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. Laeti dit :

    Et bien, c’est rare que tu ne trouves pas tes mots ainsi… Ça m’intrigue.
    Est-ce que l’accident est très présent? Très détaillé? Car c’est un peu cela qui m’arrête, je n’ai pas envie de me vautrer dans mes souvenirs d’accidents d’auto…

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