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Publié par le 6 mar, 2012 dans Théâtre | commentaires

Cabaret de la femme jument [Sala Rossa - 4 mars 2012]

3ème édition de ce fameux cabaret de la femme jument. Qu’est-ce que c’est au juste? Eh bien, c’est un spectacle de variétés qui propose autant humour, chanson, théâtre, lectures, court-métrage, danse et qui se veut féministe. Pourquoi? Parce que oui c’est encore nécessaire, et aussi parce que La maison Passage – à qui est remis le montant amassé – est un lieu de transition pour jeunes femmes en difficultés. C’est donc une soirée sous le signe du féminisme ludique que le tout s’est déroulé, ce qui n’a pas empêché d’avoir des moments réellement émouvants.

Deux animatrices déjantées ont fait leur apparition, deux cowgirls mal dégrossies qui font une enquête pour trouver la fameuse femme jument. C’est le prétexte pour annoncer les divers invités, présentés comme des suspects potentiels à interroger. Annoncés par bloc, les participants ont donc défilé l’un après les autres, entrecoupés d’animations par les deux filles. Concept intéressant, mais un peu trop cabotin et gros, on aurait apprécié de laisser tomber le jeu de rôles par moment pour avoir un contact humain avec elles. Mais bon, numéros sympathiques, pas toujours égaux, mais quand même rigolos.

On a eu droit à des numéros extrêmement intéressants, d’autres bien et d’autres franchement passables. Dans les coups de coeur, notons Les Nanas Coustiques et leurs hilarantes chansons (et aussi leur présence scénique formidable), Les Amuse-Girls qui revisitent les clichés liés à la beauté physique féminine. Entre autres, on se moque allègrement de la chirurgie esthétique, et c’est avec des sketchs ultra rapides et efficaces qu’elles passent leur message et nous font bien rire. Beaucoup aimé la prestation d’Émilie Ouellette, jeune humoriste vraiment talentueuse et très à l’aise sur scène qui nous parle d’accouchement et qui, oui, nous a proposé de travailler notre périnée en gang sur du dance tonitruant. Hilarant. Et moi qui ne suis pourtant pas bon public pour l’humour, j’ai ri comme rarement ça m’arrive ces trois numéros. En musique, adoré les Wildwood Flowers et la prestation d’Émile Proulx-Cloutier qui nous a offert deux magnifiques pièces. Sa voix et son univers musical ont montré un heureux mélange entre Pierre Lapointe et Richard Desjardins.

Une très charmante soirée, bien dosée, où les artistes étaient placés dans un ordre efficient et équilibré. Quelques numéros plus faibles qui ont un peu refroidi le public pourtant bien réceptif, mais rien pour gâcher l’ambiance qui était franchement belle, chaleureuse et pleine d’ouverture et de curiosité. On veut assister à une quatrième année de ce cabaret de la femme jument et en attendant, on s’informe sur la Maison Passage qui fait un boulot remarquable en aidant ces jeunes femmes dans le pétrin. Une belle soirée, une belle cause, chapeau pour ce beau projet.

Le détail de la soirée sur Jesuisféministe.com

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Lancée depuis peu à la pige à temps complet, vous pouvez la lire ici, sur Nightlife.ca, mais aussi au Huffington Post Québec. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



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