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Publié par le 10 jan, 2012 dans Littérature | commentaires

L’Évangile selon Taura [Jimmy Lalande]

Éditions Marchand de feuilles, 2010

Plusieurs  fois je suis passée devant les rangées de bouquins en librairie et je me voyais bien intriguée par L’évangile selon Taura. Mais je finissais toujours par l’oublier ou voir autre chose qu’il me semblait plus « urgent » de lire. Inconsciemment, peut-être que je savais déjà que je serais déçue…

Dans L’Évangile selon Taura, l’auteur Jimmy Lalande tente de nous amener dans une aventure littéraire où, à travers divers récits soigneusement sélectionnés par Taura lui-même, on tente de trouver des preuves de l’existence du Diable afin de prouver, au final, l’existence de Dieu. Des lettres et témoignages sont colligés par ce dernier qui s’efforce de trouver des preuves irréfutables pour convaincre le Pape de publier son évangile. La publication réussira, semblerait-il, à sauver le monde. Rien de moins.

L’idée semblait intéressante et j’entrevoyais déjà un projet légèrement similaire à celui de Martine Desjardins et son Maleficium, un roman que j’avais trouvé fouillé et intelligemment construit. Malheureusement, le pari (s’il y en avait un) n’a pas ici été tenu.

En effet, on se retrouve avec un bouquin plutôt simplet où les histoires qui sont choisies par Taura sont d’une facilité déconcertante. Soyons clairs, le livre arrive tout de même à être relativement divertissant, mais ceux et celles qui auront lu un Maleficium ou qui encore sont de fervents amateurs de contes ou de récits fantastiques comme je le suis n’y trouveront pas pleine satisfaction. Les histoires sont malheureusement bourrées de clichés, les évènements ne nous surprennent aucunement. Et surtout, aucune ne propose un questionnement réel ou des éléments cruciaux qui pourraient, éventuellement, constituer la base d’un véritable débat sur la question du bien et du mal. Et c’est pourtant ce qu’on a envie de lire!

Au nombre de romans, livres et projets qui ont abordé le sujet, il aurait fallu aller beaucoup plus loin. Ce n’est ni convaincant ni emballant. D’une histoire à l’autre, on garde tout de même un peu d’espoir, on se dit que la prochaine sera peut-être la bonne, que le livre doit bien arriver à nous offrir quelque chose de croustillant, de solide. Mais pas vraiment. C’est assez mou et on est un peu frustré, parce qu’on aurait vraiment voulu plus, on sentait le potentiel. Mais ça tombe à plat, d’autant que la fin nous laisse véritablement avec un sentiment d’incomplétude. Triste.

La chronique de Maxime Jobin chez La Recrue   

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



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