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Publié par le 16 oct, 2011 dans Littérature | commentaires

Arvida [Samuel Archibald] (ajout)

Éditions Le Quartanier, 2011

Depuis toute petite, je suis amoureuse des contes, des histoires, des fabulations que les auteurs nous offrent avec bonheur. Dès que j’ai lu les premières lignes d’Arvida, j’ai su que j’allais plonger dans un univers que j’aimerais profondément.

Arvida, c’est d’abord une ancienne ville du Saguenay d’où est originaire l’auteur. C’est aussi là où se déroulent les récits, ces véritables histoires de pêche qui débutent par de simples situations qui, rapidement, débordent vers des mystères qui nous laissent perplexes. Car il n’y a pas réellement de réponses à nos questions, nulle part on cherche à satisfaire le lecteur en lui donnant des explications. Et c’est, entre autres, ce qui fait la grande force de ce livre.

Des histoires qui font peur, qui mettent mal à l’aise, des disparitions, des mutilations, des excès de violence, le sentiment d’une présence (hostile ou bienfaitrice) dans une vieille maison, des fantômes, etc. Un ensemble de récits qui nous amènent dans une forme de réalisme magique où tout pourrait s’expliquer de façon rationnelle au bout du compte, mais où l’on préfère nous laisser dans le flou, où l’imagination du spectateur possède tous les ingrédients pour s’emballer et aller loin, très loin.

J’ai été absorbée par tout le livre, mais certaines nouvelles m’ont particulièrement touchée. Je pense à Jigai, une histoire d’horreur japonaise qui en même temps développe une idée très particulière d’un art corporel basé sur la mutilation (mon dada, le body art). Chaque maison double et duelle met en scène un homme qui, fasciné par une maison, décide de l’acheter et y vit alors un constat d’échec avec sa famille. Il y a aussi Cryptozoologie, une fable sur un animal étrange qui hante une forêt. Fascinant, passionnant.

Je suis extrêmement intriguée de savoir ce que Samuel Archibald offrira dans un prochain livre, ce qui veut dire que, déjà, j’ai envie d’en avoir plus. Un livre que je recommande fortement et qui m’a fait aussi beaucoup penser à Atavismes. De un, parce que j’ai lu Atavismes juste avant, et de deux, parce qu’il s’agit de deux voix masculines franchement intéressantes qui explorent des avenues originales: revisiter l’histoire, travailler avec les souvenirs, jouer avec la fiction de façon brillante.

Le Quartanier est une maison d’édition à suivre impérativement, pour ces deux bouquins, mais aussi pour L’Homme blanc de Perrine Leblanc et bien d’autres déjà parus et à venir. On aime. Fort.

Un extrait dans L’Actualité

Un article dans Cyberpresse

Un article dans le Voir

Et dans Le Devoir

Samuel Archibald donnera demain soir une conférence initiée par Salon Double (L’Amère à Boire, 17h)

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. […] de Jean-Philippe Martel (Comme des sentinelles, Éditions de la Mèche) et de Samuel Archibald (Arvida, Éditions du Quartanier), ils ont évoqué les particularités de leur écriture que beaucoup ont qualifiée de […]

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