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Publié par le 6 juin, 2011 dans Musique | commentaires

Musée du Rock ‘n Roll du Québec – Entrevue

Dans quelques jours ouvrira le Musée du Rock’n Roll du Québec, un projet franchement intrigant initié par une bande de joyeux trippeux de musique. On a vraiment hâte de voir de quoi aura l’air ce fameux musée – pour l’instant nomade – et comment se présentera cette proposition pour le moins inusitée dans cette ère virtuelle où l’on essaie tant bien que mal de continuer à faire vivre les musées déjà existants. Frachement intéressée par le projet, j’ai envoyé quelques questions à Patrice Caron, directeur du projet, qui a généreusement répondu à celles-ci. En attendant que je revienne avec mes premières impressions de ce musée – qui présentera sa première exposition intitulée La Naissance du Rock’n Roll au Québec à compter du 9 juin prochain (soit ce jeudi) – je vous offre la réflexion de Patrice Caron sur le projet:

Le musée:

Un musée mobile: est-ce que l’idée faisait partie intégrante du projet dès le tout début ou c’est un détournement imaginatif pour pallier à l’absence d’un espace permanent? 

Non c’était prévu que nous allions aller en tournée avec les expositions principales et même si nous prévoyons avoir l’espace permanent cet automne, l’exposition prévue pour l’été 2012 (Le YéYé) se tiendra dans une autre salle et partira aussi en tournée pour la suite. On prévoit arrêter de faire la tournée d’ici 2015, au moment où on aura assez de vécu et de fonds (j’espère) pour pouvoir avoir un local à la mesure de ce qu’on veut faire éventuellement. Avec la situation du Quartier du Spectacle, ce n’est pas le moment idéal pour se placer dans ce chaos, on va laisser aller et voir comment ça évolue, pour l’instant les loyers sont exorbitants et tout le monde pis son frère veut y être. On s’enligne pour l’instant sur quelque chose près du métro Frontenac, un coin qui grouille pas mal ces temps-ci et qui je crois est l’idéal pour l’instant pour le musée. Ça va nous donner le temps de vieillir un peu et de mieux cerner le prochain niveau réaliste de progression pour le projet.

Étant donné l’aspect « mobile » du musée, des collaborations sont-elles prévues avec d’autres institutions? Par exemple, à Montréal avec le musée des ondes Berliner, ou encore l’éco-musée du fier monde?

On collabore déjà avec le Berliner et on travaille sur des relations avec les autres institutions. On a un peu de coaching de certaines personnes au musée de la Pointe-à-Callière et on a 3 muséologues qui nous conseillent, 2 du centre d’histoire de Montréal et un autre qui a travaillé au musée des beaux-arts de Montréal. On est aussi à apprivoiser les gens du National Music Center de Calgary, on veut travailler ensemble, on cherche la bonne occasion. Mais l’exposition ne sera pas dans leurs installations, on va avoir un réseau de diffusion qui est un peu différent de ce qui se fait habituellement.

Les initiateurs de ce projet sont-ils avant tout des connaisseurs de musique ou ont-ils aussi une formation en muséologie?

On est avant tout des connaisseurs de musique, journalistes, musiciens, producteurs. Mais très tôt dans le processus des muséologues se sont ajoutés à l’équipe de recherche, pour encadrer le tout. On a aussi des historiens et une presque-docteur en communication qui mettent le tout en perspective historique

Pourquoi un musée à l’ère du virtuel?

La vie virtuelle a ses limites et y’a rien d’aussi hot que voir l’affaire en vrai.

L’éducation:

Quel est le public-cible du musée?

À la base, c’est les personnes qui ont vécu les époques qu’on va couvrir mais tout fan de musique va tripper là-dessus, les amateurs d’histoire aussi. Avec l’école, on va aller chercher les autres.

Et si le musée est mobile, est-ce le camp d’été se promène aussi?

On prévoit développer un programme pour les écoles et on est disponible pour aller faire de l’animation dans les festivals mais on ne fait pas trop de démarches dans ce sens cette année, on a en masse de job. Donc cet été, on va rester à Montréal.

Il y a énormément d’offres qui sont faites aux parents pour les camps d’été (par exemple, la SAT offre des cours de DJing et de VJing qui s’adresse aussi aux ados), sentiez-vous un besoin pour ce genre de camp? 

Pour le rock, sans discrimination de sexe, dans ce groupe d’age et en français, oui. Avec le test qu’on a fait l’année dernière, on a vu que malgré rock band ou guitar hero, y’a rien qui fascine plus un enfant que la vraie affaire, un drum, un micro avec de l’echo ou un clavier, pas un enfant résiste à ça. Pis si en plus ils réussissent à faire une chanson, bonheur. Oui y’a de la place pour ce genre de camp de jour. Je suis moi-même parent et chaque été je cherche quelque chose de cool pour eux et c’est la course pour avoir une place, tout est booké à la mi-avril, donc un de plus je pense que ça va faire du bien. En plus il est vraiment le fun je pense. Les kids vont jammer dans les mêmes locaux que la moitié des bands de Montréal et vont les croiser dans les couloirs, y’en a pas ben ben des camps comme ça je pense.

Est-ce qu’il y aura des visites guidées offertes au public? 

Oui on va avoir des guides sur place. Et nos chercheurs vont tous y être à un moment ou l’autre et ne pourront pas s’empêcher d’en rajouter.

Le site du musée

Un article dans Rue Frontenac

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



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