Menu de pages
TwitterRssFacebook
Menu de catégories

Publié par le 20 avr, 2011 dans Musique | commentaires

Forever Dolphin Love [CONNAN MOCKASIN]

On a beaucoup entendu parler de ce fameux jeune homme, carrément la sensation néo-zélandaise de l’heure. En plus, son parcours a de quoi plaire, car il répond tout à fait à l’idée romantique qu’on se fait d’un artiste: garçon bizarroïde qui, a 4 ans, décide de changer de sexe et vivre sa vie de fillette (pour 6 mois), il poursuit les explorations en construisant des objets de toute sorte, dans le jardin familial. Il est aussi peintre et crée ses propres univers féériques, d’où le vidéoclip halluciné paru pour la pièce titre Forever Dolphin Love. Connan Mockasin (de son vrai nom Hosford) est décidément tout un personnage. Mais qu’en est-il de sa musique?

Et bien c’est plutôt extraordinaire. Je me pâme devant cette exploration psychédélique et fantasmagorique. C’est éclaté, ultra étrange, mais incroyablement bon. La voix est ingénue, les ambiances sont inquiétantes, plutôt spatiales ou aquatiques (Les Inrocks qualifient même l’album « d’océan »). Une étendue d’eau dans laquelle on se glisse, où l’on rencontre des bêtes étranges dans les profondeurs,  qui sait peut-être Connan lui-même, perdu dans cette immense étendue?

Connan Mockasin c’est un peu comme si l’univers de Michel Gondry devenait musique: c’est très imagé, foisonnant de références. Comme des petites bulles qui éclatent les unes après les autres, nous offrant chacune leur tour une histoire. Ces chansons, c’est un peu les tableaux dans lesquels plonge Mary Poppins. Bref, vous aurez compris que c’est l’imaginaire qui l’emporte et qu’on peut y voir divers échos: on nous permet de rêver, de se laisser flotter et bercer par cette musique toujours délicate et rêveuse.

On frôle le kitsch, on joue sur des styles qui pourraient très bien donner un ensemble très convenu: rythme légèrement bossa-nova (Quadropuss Island, par exemple), sonorités électroniques très casio (même Midi), électro-jazz, musique du monde. Mais on détourne le tout pour l’exploiter dans un sens inattendu et réellement efficace. C’est réellement bon et bien foutu, chaque pièce arrive comme une nouvelle surprise,  nous étonnant chaque fois des trouvailles qu’il a déniché: voix, instrumentations, univers musical, explorations thématiques, etc. Un album bonbon.

En écoute (restreinte avec des pauses de 30 secondes de temps à autre) sur Music.me

On pourrait le comparer à…

Sa musique me rappelle les danois de Oh No Ono et leur album Eggs. Je pense aussi à Metronomy.

L’article des Inrocks

Son site, Facebook et Twitter

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. […] Connan Mockasin E-mail"Aimer" ceci :"J'aime"Soyez le premier à aimer ce post. Marqué : […]

%d blogueurs aiment cette page :