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Publié par le 11 mar, 2011 dans Musique | commentaires

Sold-Out Capitalisme [GÉRALDINE]

Je suis en retard, c’est seulement maintenant que je vous parle de Géraldine. Géraldine? Ah! La fille qui chante avec une cagoule et parfois dans un ventilateur? Exact. À ne pas confondre avec Grenadine qui fait aussi de la pop, mais beaucoup plus gentille et sage.

Géraldine, elle me fait penser à un mélange entre Donzelle et Otarie.  Irrévérencieuse, jouant avec les codes de la pop pour la mettre à mal et nous déstabiliser. Et ça fonctionne bien. C’est bon, bien fait, on nous fait traverser des univers électros, carrément post-rock, parfois teinté de post-punk. Sa voix me fait parfois penser à celle de Fanny Bloom, la chanteuse de La Patère rose. Ingénue, imparfaite, parfois plus parlée que chantée. Il aura fallu plusieurs années avant que cet album complet se retrouve sur les tablettes des disquaires, mais plusieurs chansons étaient déjà parues sur des EP. Elle vient tout juste de sortir un nouvel album intitulé Baiser avec un miroir où elle reprend les chansons de Sold-out Capitalisme en version remixée « minimales et trash » comme le souligne son Bandcamp. En fait, pour ne rien faire comme tout le monde, elle le fait paraître sur… cassette 4 tracks.

Accompagnée de Navet Confit, elle écrit les chansons et la musique pour offrir un ensemble qu’elle appelle de la « gaffer pop ». Pour gaffer tape. Une pop que tu fous par terre, que tu brises et que tu recolles après, selon elle. Intéressant. C’est certainement pourquoi on retrouve des moments où la musique devient presque synth pop et qu’après, on nous fait entendre un feed-back de micro et un chant lancinant et presque pénible dans une chanson ironiquement intitulé I’m singing in english. On la retrouve donc sur scène à faire des performances assez déjantées en compagnie de ses acolytes qui se nomment tantôt Les cagoules Duguay ou Les Pratiques Watson. Humour, ironie, absurde aussi. Par exemple, la pièce Lance le sapin à Géraldine (qui me fait réellement marrer).

Un disque que j’aime beaucoup, mais que je trouve par contre inégal.  On passe d’un style à l’autre de façon parfois abrupte, ce qui constitue  une partie du concept bien sûr, mais c’est parfois troublant. Sinon, je me promets d’aller la voir en spectacle, ça semble toute une expérience que je ne veux absolument pas rater (vidéos à l’appui sur son site).

Le site officiel

Philippe Papineau en parle dans Le Devoir

Bande à part nous parle un peu d’elle

MySpace (qui s’appelle Géraldine té folle)

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



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