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Publié par le 11 juil, 2010 dans Arts visuels | commentaires

>Raquel Paiewonsky [SCULPTURE]

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Artiste contemporaine aussi découverte à la Biennale de Venise 2009 , Raquel Paiewonsky est originaire de la République Dominicaine. Elle y a présenté quelques éléments de sa série intitulée Mutantes. Celle-ci propose une panoplie de petits monstres, poupées qui semblent avoir été génétiquement modifiées pour apparaître comme de vraies créatures de cauchemars. Les cinq modèles présentés à la Biennale:
Tissus, bas résille, feutre, plastique, les matériaux utilisés par l’artiste ressemblent ni plus ni moins à ceux retrouvés dans un atelier de couture ou de fabrication de jouets. Et celle-ci y transforme, modifie et altère une matière déjà complète – la poupée – et la présente ensuite sous un jour nouveau: petite horreur aux yeux globuleux qui semble tout droit sortie d’un film d’animation gore.
Son travail me fait inévitablement penser à l’artiste française Annette Messager qui remodèle des poupées mais aussi des corps d’animaux. Il y aurait certainement un parallèle à faire entre la culture du réalisme magique dans la littérature latino-américaine et la présence d’artistes comme Paiewonsky dans l’art contemporain actuel. Toujours est-il que les œuvres de cette artiste sont réellement fortes, touchantes par la présence d’éléments reconnaissables et qui nous les fait associer à notre propre enfance mais troublantes par le fait même que ces images connues sont maintenant devenues atroces, exhibant mutilations et greffes aléatoires, devenant ainsi de réelles monstruosités.
L’artiste travaille aussi d’autres formes qui sont toujours associées au corps: costumes, extensions et prothèses. Celle-ci à créé diverses éléments qu’elle associe à son propre corps afin, encore une fois, de travailler l’aspect monstrueux du corps, étranges et anormales protubérances qui apparaissent ça et là. Cet aspect de son travail me fait penser à la photographe Jeanne Dunning ainsi qu’à Nicole Jolicoeur.
Excellent boulot d’une artiste qui prendra certainement une place enviable dans les galeries et musées du monde, après ce passage efficace à la Biennale.

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



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