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Publié par le 15 mai, 2010 dans Cinéma | commentaires

>Élégie pour un Américain [SIRI HUSTVEDT]

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J’aime beaucoup Siri Hustvedt et j’avais été particulièrement touchée par mes lectures précédentes, soit L’envoûtement de Lily Dahl, Les yeux bandés et Tout ce que j’aimais qui m’avait complètement absorbée. C’est avec hâte que j’attendais de mettre la main sur son plus récent roman: Élégie pour un Américain. Malheureusement, c’est avec beaucoup moins de plaisir que j’ai lu la nouvelle sortie de l’auteure d’origine norvégienne.
Je laisse les éditeurs décrire l’intrigue mieux que moi cette fois-ci, ne me souvenant pas assez des personnages et de l’histoire, ce qui n’est pas bon signe:
« De retour à New York après l’enterrement de leur père, dans le Minnesota, Erik Davidsen, psychiatre divorcé, et sa soeur, Inga, veuve dévastée et récente d’un écrivain célèbre, découvrent la lettre qu’une femme a jadis adressée au disparu et par laquelle ils apprennent que leur père aurait naguère été impliqué dans une mort mystérieuse. Dès lors, dans une Amérique toujours traumatisée par les événements du 11 Septembre survenus quatre ans plus tôt, tous les personnages qui gravitent autour de la famille Davidsen vont, de proche en proche, être amenés à se confronter à la part la plus opaque de leur être. »
Dans ce livre, on navigue entre la vie d’Érik- qui, elle-même, se recoupe entre ses rencontres avec sa sœur, sa nièce, un de ses amis, ses patients, et surtout, sa locataire dont il s’éprend – et les écrits du père, lettres détaillées de son vécu pendant la guerre. Évidemment, l’histoire va bien au-delà du mystère entourant le père, on comprend rapidement qu’il s’agit en fait d’un prétexte pour entrer dans l’Histoire, celle avec un grand « H » et nous dresser ainsi un portrait d’hommes et de femmes, d’êtres humains marquées  à jamais par la guerre et les conflits, qu’ils reproduisent à petite échelle dans leur vie chaotique de tous les jours. 
Malgré la superbe écriture de Hustvedt, j’ai eu beaucoup de difficulté avec ce bouquin vers lequel je retournais sans plaisir, comme une tâche qu’on doit accomplir. J’ai trouvé les passages des écrits du père à la vie d’Érik souvent pénibles et il m’arrivait trop fréquemment de décrocher. De plus, dès le début de la lecture, je devais me forcer sans arrêts pour me rentrer dans la tête que le personnage principal était un homme et non une femme (allez savoir pourquoi!). 
Bref, j’espère un autre roman de cette grande dame de la littérature afin de me sustenter. En attendant, Nancy Huston fait superbement bien le boulot. 
Une critique plus constructive que la mienne juste ici.

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. Fibula dit :

    >Merci pour le lien! ;-)Bon, dommage que tu n'aies pas aimé celui là. C'est drôle, je l'ai prêté à une autre amie qui n'a pas trop accroché non plus. En lisant ta critique, je dois avouer que je ne me souvenais plus trop ce que j'avais écrit dessus. Je suis donc allée relire mon billet sur ce livre.J'avais vraiment beaucoup aimé, mais je me souviens d'une lecture ardue.

  2. >Je n'étais peut-être pas dans le bon "mood" pour ça, simplement. Il m'arrive souvent d'avoir à revenir sur des romans pour mieux les apprécier après.

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