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Publié par le 14 fév, 2010 dans Cinéma | commentaires

>Maleficium [Martine Desjardins]

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Maleficium débute avec un avertissement: on avise le lecteur qu’il se trouve devant un document hautement confidentiel et dangereux. Un livre du mal, si l’on veut, qui contient les confidences de sept hommes qui ont pêchés et qui se sont vus très sévèrement punis de leurs actes. Ces sept hommes ont comme point commun d’aller se confesser à l’Abbé Savoie, un homme d’église disposé à entendre leurs histoires, comme on le verra, à ses risques et périls.

Voyages, exotisme, plaisirs coupables, amour, sensualité, crimes sont à l’honneur dans ce bouquin d’environ 180 pages qui se lit extrêmement rapidement. Fidèle à la maison d’édition qui le représente (Alto), Maleficium se veut une sorte de cabinet de curiosité. En effet, Alto propose toujours des livres intrigants dans lesquels on explore diverses époques, divers vécus, des personnages et des histoires hétéroclites qui sont chacun comme de petits musées.

L’histoire se déroule donc en 7 récits auxquels se rajoute le 8ème, celui de l’Abbé. Comme un conte qui se décline en étapes, en quelque sorte, initiatiques, Maleficium se laisse deviner petit à petit car on comprend tranquillement que chacune des histoires est liée aux sept péchés capitaux, aux cinq sens, aux envies humaines trop souvent dévorantes. Bien raconté, intelligent et érudit, ce roman propose une incursion dans un univers magique et étrange. Extrêmement bien documentée, chaque petite histoire est un réel voyage dans des lieux mythiques, aux odeurs d’épices et au soleil accablant. Débordante d’imagination, Martine Desjardins est une auteure qui semble beaucoup s’intéresser à une forme d’inquiétante étrangeté, au paranormal et au mystère et réussit très bien dans le genre. Ces thématiques semblent récurentes dans ses autres romans: L’évocation, L’Élu du hasard et Le cercle de Clara.

Petit bémol: la fin est légèrement moralisatrice et un peu trop prévisible, mais il faut probablement voir ce roman comme un exercice de style avant tout, ce qui est sans contredit une réussite.

Maleficium chez Alto

À propos de Myriam Daguzan-Bernier


Myriam est fondatrice et rédactrice en chef de Ma Mère Etait Hipster. Pigiste à temps complet, vous pouvez la lire chez BRBR et chez Châtelaine. Elle est également gestionnaire de communauté pour l'émission LIRE à ICI ARTV et édimestre pour Châtelaine. Dans ses temps libres (ça existe ça?) rien ne la rend plus heureuse que de passer des heures à fouiner sur le web pour dénicher plein de choses: musique, art, projets, bouffe, nouveautés, etc. Bref, vous ne la trouverez jamais loin d'un ordinateur ou de son téléphone un ti-peu intelligent.



Commentaires

  1. […] j’entrevoyais déjà un projet légèrement similaire à celui de Martine Desjardins et son Maleficium, un roman que j’avais trouvé fouillé et intelligemment construit. Malheureusement, le pari […]

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